Depuis quelques années, le World Press Photo est exposé à la Galerie Azzedine Alaïa (18 rue de la Verrerie au fond de la cour). Entrée libre (c'est jusqu'au 30 Juin).

On y voit de sublimes photos d'actualités mais faut-il sublimer l'horreur ?
Guerres, attentats, cancers, épidémies, exodes etc.
Okay, les journalistes et les photographes de presse font leur boulot.
Certes, certains diront qu'il faut savoir regarder la réalité en face.
Je citerai Camus qui fait dire à un personnage de la Peste :
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur.

Comme cela ne me suffisait pas, je suis allé pas loin à la Salle des Prévots de l'Hotel de Ville de Paris pour l'expo-photos de Gérard Rondeau : "Missions, Médecins jusqu'au bout du monde". Entrée libre aussi (c'est jusqu'au 7 Juillet).
Dans la salle des Tapisseries, une expo "Ramallah-Tel Aviv" de deux photographes, l'un palestinien et l'autre israëlien (Raëd Bawayeh et Pavel Woldberg).
Toute la misère du monde s'est abattue sur moi.

Vite un antidote.
La première jolie fille qui passe pour blanchir mon âme des turpitudes de notre bas-monde :

L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile
Lettres à un ami allemand. Albert Camus