Pendant que vous pouvez visiter la Forêt de Fontainebleau au Musée d'Orsay, le Musée National d'Art Moderne nous propose "Airs de Paris". Nous vivons dans un monde de simulacre. Plus la peine d'aller à la campagne ou à la ville, allez dans les musées !?
Le Centre Pompidou fête ses 30 ans avec Airs de Paris, une vaste exposition pluridisciplinaire réunissant soixante-treize artistes et créateurs contemporains (paysagistes, designers et architectes). Le titre de l'exposition fait référence à l'œuvre Air de Paris de Marcel Duchamp, dont la rétrospective a marqué l'ouverture du Centre en 1977.
L'exposition présente, en deux volets, des œuvres de 1970 à nos jours autour des thèmes conjoints de la ville et la vie urbaine. Cette réflexion prend Paris pour point de convergence, que les artistes et créateurs de l'exposition y aient résidé, travaillé, ou qu'ils aient des projets lui étant associés. Un nombre important de commandes et productions inédites ont été spécialement conçues pour l'occasion.

Mais la balade vaut le coup d'oeil !
Tiens, j'ai peut-être croisé Engare hier après-midi !!
Une des installations phares de l'expo est celle de Philippe Rahm (qui rappelle Claude Levêque !) avec une chambre jaune appelée Diurnisme incitant soi-disant au sommeil :

Euh ! Je crois que la mélatonine pousse à autre chose...

J'ai retrouvé un Mur Végétal de Patrick Blanc (vu à l'Espace Electra, il y a quelques mois) :

Et les éternels souvenirs de Sophie Calle qui a la particularité de suivre les inconnus dans la rue pour les photographier jusqu'à la porte de chez eux...

Le parcours labyrinthique incite à la promenade (j'ai intelligemment utilisé le plan à la fin de la visite pour refaire un tour dans l'expo plus approfondi). On trouve même des pochoirs de la Butte ! Dans un espace appelé pompeusement "Nouveaux langages publics et cultures populaires urbaines" (sic). Un mur de globes terrestres a aussi retenu mon attention ainsi que la vidéo de Thomas Demand titré Tunnel ou le caisson lumineux de Mircea Cantor (Unpredictable Future). On retrouvait une installation de Buren rappelant beaucoup le principe de celle du MacVal.
Une bonne balade à faire au coeur de l'Art Contemporain sans se poser de questions existentielles comme "...la partie Medias et NTIC au coeur de la vie urbaine (...) traite-t-elle des profonds changements affectant la mobilité urbaine et nos habitudes quotidiennes, et du développement à venir des biotechnologies et de leur miniaturisation (bio nanotechnologies) ? (sic)

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