Canal Dandylan

Bouteilles à la mer

31 mai 2008

Test oculaire du petit bonhomme

Si vous voyez la tête d'un petit bonhomme, ci-dessous, il faut vite consulter...

La joggeuse qui m'a vu photographier le trottoir s'est retournée deux fois en se demandant ce que je pouvais bien faire ! (rires)

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30 mai 2008

Repas de midi

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Le salon des maths, c'est bath !

Sous l'oeil averti de Miss Tic :

Tous les ans, Place Saint-Sulpice a lieu le Salon des Maths (appelé officiellement Salon de la Culture & des Jeux Mathémathiques). Un must que tous les parents ne devraient pas louper pour ses gamins. L'entrée est libre et gratuite.

C'est un salon qui me renvoie à mon enfance, à mon adolescence et ma post-adolescence (très longue, je ne suis pas certain, d'ailleurs, qu'elle soit terminée). A l'époque où "j'inventais des jeux", au Château des Sortilèges, le premier jeu de roles de Jeux et Stratégies (mensuel mythique des années 80), aux ludothèques de ma ville (que je ne fréquente malheureusement plus). J'aime voir et toucher ces jeux en bois qui enchantent ceux qui y jouent :

Ah ! Je crois que celui-ci, je l'avais découvert au Salon du Jouet quand les ludothècaires me prétaient leurs invitations sur lesquelles je m'appelais Fabienne sans que cela choque le gardien à l'entrée !

Le plaisir de découvrir / apprendre un nouveau jeu (primé au Concours Lépine bien souvent). Il y a des jours où l'on a douze ans. Comme un enfant, on découvre aussi les mauvaises nouvelles. Quoi ! Que vont-ils faire au Palais de la Découverte, le lieu de toutes les magies scientifiques où les cheveux se dressent sur vos têtes ?

http://palais-decouverte.eitic.org/

Et puis, il y a les maths, bête noire de beaucoup mais bête à bon Dieu pour moi. Les formules aussi belles qu'un vers de Baudelaire : la somme des cubes est égale au carré de la somme. Les infinis qui sont plus infinis que d'autres (y a-t-il vraiment plus de nombres réels que de nombres entiers ?...).

Ici, peu d'ordinateurs (au stand de l'Exploradôme et à un autre seulement). On rêve, on joue, c'est un monde d'enfants bien plus intéressant qu'EuroDisney. Il y a les stands des grands de la Science comme le CNRS pour faire naître les vocations. Il y a de l'art scientifique. Des photos des merveilles mathématiques de la nature. Alors à un stand de la librairie le Divan, j'ai acheté deux livres juste pour le plaisir. Un illustré par Geluck, la Mathématique du Chat :

Et un autre appelé Statistiques Méfiez-vous (de Nicolas Gauvrit).

La vie n'est-elle qu'un jeu ?

Jusqu'au Dimanche 1er Juin.

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29 mai 2008

Par les Chemins d'Orients (carnets de voyage d'un peintre japonais)

Il pleuvait mardi sur la capitale alors j'ai pris le RER pour l'Étoile et suivi les Chemins d'Orients beaucoup plus ensoleillés à l'Espace Mitsukoshi, 3 rue de Tilsitt. Escorté par de longues caravanes de dromadaires, j'ai parcouru l'univers du peintre, Ikuo Hirayama, rescapé d'Hiroshima qui présentait de gigantesques toiles (1m70 de haut pour plusieurs mètres de large).

Le Japon où je suis né et où j'ai grandi est un archipel tout petit mais d'une grande beauté naturelle, riche de diversités au fil des saisons. Que ses montagnes et ses fleurs te touchent, visiteur, j'en serai heureux !
6 € pour visiter les déserts des ruines de Palmyre ou ceux d'Afghanistan, c'était un beau voyage. D'accord, deux étages de dromadaires, ça pouvait lasser !

Mais vite, nous partions pour voir La citadelle de Jaisalmer en Inde, la Mosquée Bleue à la lumière de la lune voilée, la route de la Soie et surtout méditer devant "L'intarissable rapide en amont de la rivière Oirase (une oeuvre de 7 m de long !) :

Au deuxième étage, l'extraordinaire Vue à vol d'oiseau de Kyoto et de ses faubourgs à l'ére Heisei (le panneau gauche surtout). Avec sa brume d'or.

L'expo se terminait par une salle de portraits avec en point d'orgue Le Mont Fuji vu de Koizami (préfecture de Yamanashi) au fond comme un dessert de crème glacée. Dans des vitrines, des Carnets de Voyage faits par le peintre en France. Retour à Paris. L'expo dure jusqu'au 28 Juin. Et elle est idéale pour les jours de pluie !

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28 mai 2008

Un nouvel amour

Mon existence ne différait de celle des autres que sur un seul point : elle était sans avenir. Je flottais dans la formidable nonchalance d'un perpétuel présent. Le futur me faisait défaut. Tout projet m'était impossible. La reconduction à l'identique des jours, des semaines, des années, me laissait immobile au sein du grand mouvement du temps qui poussait tous les autres vers l'avant.

(...)

Quand commence le nouvel amour ? On ne sait pas puisque tout ce qui l'a précédé s'efface aussitôt avec lui. C'est une vie nouvelle. Tout ce qui était avant elle a disparu du livre de la mémoire.
Un poéte l'a écrit : le désir ouvre comme une entaille dans le temps, l'incision d'une vie renouvelée par l'amour.
Un dieu vient alors, plus fort que nous, et il règne.
Je suis ce dieu, dit-il, celui qui efface tous les simulacres de la vie sans lui.

(...)

Le goût des lèvres qui s'écartent, la bouche qui s'ouvre, les langues qui tournent, les mains qui se font un chemin autour des hanches (pour moi), qui viennent se poser sur les épaules (pour elle), à travers les vêtements, la pression des seins contre le torse, enfin toute la féerie ordinaire d'aimer à son commencement. C'est tout ce dont je me souviens. Et puis nous sommes sortis. Dans la rue, j'ai poussé Lou sous un porche. Tout en continuant à l'embrasser, je me suis mis à la caresser. Sous ses vêtements, je voulais sentir sa peau, relever sa robe. Je me suis aperçu qu'elle portait des bas et j'ai désiré toucher la peau au-dessus des cuisses et puis mettre mon visage entre ses seins. Lou se laissait faire. (...) J'étais tout entier à la formidable douceur de sentir cette femme contre moi. Mes bras, mes mains apprenaient pour plus tard la forme de son corps et cela me suffisait. Je la tenais tout entière contre moi et je laissais sa langue entrer dans ma bouche, faire de ma langue, de mes lèvres ce qu'elle voulait.
Le nouvel amour. Philippe Forest.

Les romans sont-ils réels ? Ne sont-ils que des autobiographies romancés ?
Ma vie est-elle un roman ? Ne suis-je qu'un personnage ?

Posté par dandylan à 07:27 - Livres - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 mai 2008

Suivons les traces sacrées des artistes profanes

Armé de mon Pass, j'ai filé à Beaubourg pour voir l'expo dont tout le monde parle : Traces du Sacré. Prêt à faire un billet d'enfer. Sauf que j'aurais pas dû lire ce qu'il y avait sur le site du Musée et dans Connaissance des Arts (que j'ai acheté en sortant). Me suis senti soudainement un bien piètre blog-critic d'art :
Au terme de ce qu'on a coutume d'appeler le « désenchantement du monde », une partie de l'art moderne s'est inventée dans un paysage de croyances bouleversées qui continue de participer à l'invention des formes contemporaines. Dans un parcours qui embrasse toute l'histoire de l'art du 20e siècle, de C.D. Friedrich à Kandinsky, de Malevitch à Picasso et de Barnett Newman à Bill Viola, l'exposition veut donc interroger la manière dont l'art continue de témoigner, dans des formes souvent inattendues, d'un au-delà de l'ordinaire des choses et demeure, dans un monde tout à fait sécularisé, la voie profane d'une nécessité irrépressible d'élévation.

Ah ! Ben ouais. Après ce texte, y a plus qu'à aller se rhabiller.

Cette oeuvre lumineuse ouvrait le bal. (The True Artist Helps the World by Revealing Mystic Truths (Window or Wall Sign) de Bruce Naumann.
Puis vous aviez droit à une crise sonore de rire (D'Io signé Gino de Dominicus). Art hilarant ?
J'ai pris quelques notes à partir de La nostalgia dell Infinito (De Chirico. MoMA). Une oeuvre par salle.
Déjà là, j'étais conquis. Les artistes me parlaient : eh ! bonjour mec, tu vas bien ? Euh ! Non, je déconne.
Accueilli à bras ouverts par Ad Astra d'Askeli de Gallen Kallela :

Pour plonger dans Le Rêve de Kupka :

Et danser ensuite avec les Danseuses aux bougies de Nolde :
Je traitais Salvador Dali : Nique ta mère, gros con ! Une toile inqualifiable appelée : Parfois je crache par plaisir sur le portrait de ma mère.

Pendant une diffusion sonore d'un texte d'Antonin Artaud (Pour en finir avec le jugement dernier), je notais cette phrase "je nie les questions".
Et je voyais le petit homme agenouillé près du mur. Merde ! c'était pas un vrai mec mais Him de Maurizio Cattelan. Putain d'enculé ! J'ai failli avoir pitié du ptit mec mais c'était le type avec la petite moustache carrée. Him, himself...

Un beau tableau de Rouault (celui du MNAM : l'homme est un loup pour l'homme). Et la femme est une coccinelle pour la femme.

Une superbe tapisserie de Jean Lurçat : Pax (le Ciel, la Terre et la Paix). Un beau programme politique !

Room for St-John of the Cross (Bill Viola). Zut ! J'ai complétement oublié de quoi il s'agissait.

Tout à coup, des formes lumineuses m'ont aspiré :

Hypnotisé par Les vidéos-disques de Peter Sedgley .

Jamais un coup de dés n'abolira le hasard sauf avec Eins, un, One de Robert Fillioud.

J'en vois qui se disent : tiens, y a pas encore une photo de cul sur le blog de Dandylan. Cool, men ! Vous faites pas prier. La voilà (la prière de Man Ray)

Pas pu regarder dans les yeux The Eyes de Jay De Foo.

Ah ! La ! La ! J'ai oublié Kandinski, Delaunay, trop de belles choses à voir.

Ne parlons pourtant pas de la salle des Sacrifices pleines de scarifications d'un tableau fait avec son sang et d'une vidéo d'une nana se saignant aux quatre veines. Brrr...

Je crois bien que je mélange soudainement tout. La petite fille qui riait en voyant la Vierge Marie fesser son enfant (La Vierge corrigeant l’Enfant Jésus devant trois témoins : André Breton, Paul Eluard et le peintre de max Ernst).

Tout se terminait avec L'espérance à un fil, l'espérance à un fil d'Alberola. Avec l'Espérance lumineuse qui pendait à un fil...

J'ai refait plusieurs tours (Ah ! La ! La ! cette manie que j'ai de ne pas suivre le plan, j'en loupe la moitié !). Devenir d'Augusto Giacometti. Figures dans un paysage de Derain. 350 oeuvres à savourer. Sans modération jusqu'au 11 Août.
12 € quand même, c'est pas donné. Le sacré a toujours fait l'aumône.

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26 mai 2008

Six petits cygnes en quête de message

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25 mai 2008

L'arc-en-ciel qui n'existait pas

Hier soir, je suis allé dépanner mon collègue François dont l''ordinateur ouvrait les images avec... Word ce qui donnait un résultat très hiéroglyphique. Il m'a montré un petit film fait récemment d'un arc-en-ciel magnifique en demi-cercle parfait. Sauf que l'on ne le voyait pas en entier. Dommage !
J'ai eu l'idée d'extraire les images du film avec VLC Player :

Et j'ai essayé d'en faire un panoramique avec Photomerge :

Bôf ! Le résultat était bancal surtout avec les fils electriques.
Bon ben, j'ai recréé le paysage ; il y a sûrement plein d'anomalies mais c'est pas si mal !

Cliquer sur l'image

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24 mai 2008

Le Cartonthon

Il fallait que j'en parle depuis longtemps tellement on me pose des questions incessantes sur le phénomène. Tout le monde a entendu parler du Téléthon mais qui connait le Cartonthon ? Ma nièce élève trois petites gerbilles  et pour les occuper, elle leur donne du carton qu'elles mettent en charpie sans, il faut le répéter sans cesse, le manger. Cela les occupe et leur évite la neurasthénie. Sauf qu'elles consomment beaucoup beaucoup de carton et que ma nièce commençait elle-même à dépiauter les emballages dans la maison pour assumer la consommation de ses bêtes, en carton. Alors il a fallu lancer le Cartonthon au boulot pour que peu à peu, mes collègues et celles de ma soeur conservent leur emballage de plats tout préparés. J'en ramène des sacs entiers (une collègue étant particulièrement fournisseuse) pour éviter la mélancolie à ces pauvres bêtes. Le Cartonthon marche très fort presque trop fort désormais pourtant nous restons vigilants pour ne pas décourager les donneuses.
J'ai, depuis, acquis une grande conscience sociologique de ce que mangent les gens au travail...

La vidéo ici 10 Mo

Pour tout savoir sur les gerbilles.

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23 mai 2008

La tâche

Posté par dandylan à 07:24 - Petits bonshommes - Commentaires [1] - Permalien [#]
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