31 juillet 2008
Deux expos de femmes au 35 et 36 rue Jacob
Au 35 rue Jacob, près de la Librairie des femmes, se trouve au bout d'une agréable arrière-cour, la galerie de l' Espace des Femmes qui propose pendant l'été le "Musée des Femmes" (ben quoi, il y a bien le Musée de l'Homme pardi...). Une grande salle avec une petite fontaine m'attendait.

Comme on s'en doute, il n'y avait que des artistes femmes... Et non des moindres : Louise Bourgeois (Black Torse), Niki de Saint-Phalle (Nana avec sac et California Nana), Joan Mitchell, Dora Maar, Vieira Da Silva (Composition aux dames bleues), Aurélie Nemours (Mars éclaté), Sonia Delaunay etc.
Dans un coin, des femmes papotaient (sûrement très sérieusement) devant le Portrait de Pisasso de Dora Maar (si, si et pas l'inverse...) et la Mise aux carreaux d'une dénommée Catherine Lopes Curval :



Puis une dame est venue me demander si je voulais des renseignements ; ben euh ! Pas vraiment si, mais quoi ? Y a des jours comme ça, je sais pas quoi dire. M'en a pas appris beaucoup sur le mystérieux futur Musée des femmes. Et j'allais pas lui demander : "Mais où est donc passée la jolie jeune femme en robe verte qui m'a dit bonjour si amicalement tout à l'heure ?" Je me suis dit que c'était pas une bonne demande de renseignements...
Jusqu'au 31 Aout. Tous les jours sauf dimanche aux heures d'ouverture de la librairie.
Subtil enchainement avec pas loin en face, à quelques pas de là, au 36 rue Jacob, la galerie Dina Vierny qui proposait un hommage au photographe Jonvelle (mort récemment). Une très belle exposition de 17 photos de cul très chic et érotisante. On trouvera quelques repros sur le site Jonvelle.com.


Ah ! Ça coupe l'ambiance : une madame émigrée faisait les vitrines avec son plumeau ! J'ai trouvé ça hyper-surréaliste.

"Quand je photographie une femme, je veux qu'elle sache qu'elle est la plus belle de la terre parce qu'une femme qui se sent belle est vraiment la plus belle femme du monde !". Jonvelle.
Jusqu'au 20 Septembre.
Puis j'ai rejoint par la rue Bonaparte, la passerelle des Arts sous laquelle coule la Seine et passe les petits bateaux. Mais sur le pont des Arts, je n'ai pas rencontré Sur le Pont des Arts...
Enfin, je suis allé photographier les petits culs en bikini à Paris-Plage et ceci est une autre histoire. Surtout que n'est pas Jonvelle qui veut...
30 juillet 2008
Petit prince du désert

Petit prince du désert
Dans le creux de la main
Dieu sauve la raison
29 juillet 2008
Dames en vitrine

Rue Charlot. Paris. 20/07/2008

Rue Charlot. Paris. 20/07/2008

Rue des 4 Fils. Paris. 20/07/2008
28 juillet 2008
Faire d'un mot le bel amant d'une phrase

Miss Tic. Rue Saint-Benoit.
A coté de l'expo "Musée des Femmes" à l'Espace des femmes, 35 rue Jacob. Tlj sauf dimanche.
Jeux de nains, jeux de vilains

Nain doigt. Ottmar Hörl. 70€. Rue Jacob.
27 juillet 2008
Page 123 5ème ligne
Sur une idée de Perinet qui la tenait d'Abassouline qui la tenait d'Encrer le Monde qui la tenait de Dieu sait qui...
Il s'agit de:
1- Citer la personne qui nous a "tagué"
2- Indiquer le règlement.
3- Choisir un livre, l'ouvrir à la page 123.
4- Recopier à la 5ième ligne, les 5 lignes suivantes.
5- Indiquer titre, auteur, éditeur, année d'édition.
6- Taguer 4 personnes.
Comme je suis en train de lire Autoportrait d'Édouard Levé (Editions P.O.L 2005), j'ai pris ce livre à la page 123, cinquième ligne :
des dos. J'ai joui sur et dans des fesses. J'ai joui sur des dos. J'ai joui dans des cheveux. J'ai joui sur des cuisses. Sur l'instant, je souffre moins d'un gros que d'un petit choc. Il y a des mots que j'utilise toujours accompagné d'un autre, par exemple "escient". Je ne remarque les boucles d'oreille, les colliers, les
Y en a qui ont des idées à la con , j'vous jure... (rires). Surtout que le bouquin n'avait que 125 pages...
Personne ne m'a tagué et je ne tague personne mais ça pourrait intéresser le Garde-Mots, Traces Ecrites, Monette* ou Sur le Pont des Arts. Mais Monik et QMJD ont aussi le droit de faire ce jeu débile. Et puis toute la Blogosphère si elle le désire.
Les roses de la Promenade Plantée




Viaduc des Arts. 25/07/2008
26 juillet 2008
Les déambulations du Dandylan
J'voulais vous faire un article sur les expos de la MEP et puis ça m'a gonflé, ce mélange de photos de stars et de photos de famille de la grande Annie Leibovitz. Y avait un jeune homme qui cliquait sa copine. Pas trop envie de sortir mon Nikon, dégainé mon Sanyo de poche et clic in the boite (tant pis si c'est flou !) :
Si vous voulez savoir de quoi ça cause, un tour chez l'inévitable Lunettes Rouges ici et là ; de toute façon, j'en ai un peu ras le bol des reflets dans les expos (surtout de photos) : 
Alors de dépit, j'ai filé prendre des photos de rue (j'appelle ça des "clics sauvages", me rappelle plus exactement pourquoi). Mélange de voyeurisme et d'instantané. Sorti de la Maison Européenne et regagné la rue Saint-Antoine :



Arrivé à la Bastille, pris un tout petit bout du Boulevard Richard.


Retrouvé la rue Daval pour aller voir une superbe expo de trois artistes (Horvat, Sacksick et l'extraordinaire Sivester que j'ai revu avec grand plaisir) :


Sorti enchanté de l'exposition et continué mon périple par la cour Damoye :
Un beau sourire à la terrasse d'un café de la Bastille :

Gagné la Promenade Plantée (je vous montrerai les roses demain...)



Et du Viaduc des Arts, j'ai atterri, rue de Rambouillet :

J'y ai rencontré ce brave Mario !!
Passé sous un long tunnel :
Qui débouchait rue Villiot pas loin du ministère des Finances. Et je suis allé rejoindre le Pont Charles de Gaulle :

Pour aller prendre mon train à Austerlitz.


25 juillet 2008
De le nuit ne reste plus que l'inouï battement du coeur
Je ne connaissais pas du tout cet auteur d'origine chinoise pourtant il est à l'Académie Française ! Et j'ai beaucoup apprécié sa poésie profonde écrite avec des mots simples.
Âme charnelle, cette base continue en chacun
Lorsque le toucher de l'autre le fait
vibrer, résonner
Lentement alors s'élève
éveillé puis emerveillé
éveillant puis ensorcelant
L'air de la haute enfance
jadis éclatant puis oublié
longtemps enfoui puis souvenu
Psalmodiant le présent de sa plénitude
Où le lys éclos rejoint enfin l'étoile...
L'Être n'est-il pas cette musique
Qui depuis l'origine
cherche à se faire entendre
Qui attend
chaque instant de chaque jour
et chaque jour de toute sa vie
Que la main sache enfin toucher la lyre ?
A l'orient de tout. François Cheng
Me voici
pure attente
Où es-tu
claire cascade
Il suffit
que tu viennes
Pour que soit
mélodie
A l'orient de tout. François Cheng
Un visage
traversé
Par hasard
Désormais
unique
Un visage
reconnu
Entre tous
Désormais
unique
L'univers
répondant
A un nom
Prend visage
et sens
Où tu es
Ou n'es pas
tout n'est plus
Que présence
absence
A l'orient de tout. François Cheng
De le nuit ne reste plus
que l'inouï battement
A l'orient de tout. François Cheng
Quelle nuit
cette nuit
En quelle terre élue
A l'orient de tout. François Cheng
24 juillet 2008
Rideaux de lumière
