12 novembre 2009
Bizarre, vous avez dit bizarre...
Hier, j'étais un peu patraque, j'avais une toux désagréable et j'avais pas trop envie de sortir mais il y a eu une éclaircie l'après-midi et je me suis poussé pour faire un tour à Paris prendre l'air pollué de la capitale. Sauf que j'étais parti assez tard et que je n'ai pas eu d'autre idée sur le coup que de passer à la Pinacothèque en me disant qu'il y aurait peut-être moins de monde le 11 Novembre !? Mon cul ! La Pinacothèque, y avait la queue jusqu'à la rue suivante... Comme j'étais pas trop loin du boulevard Hausmann, j'ai filé au Musée Jacquemart-André pensant qu'il y aurait moins de monde. Raté ! Alors j'ai erré comme une âme en peine jusqu'à l'Etoile pour descendre les Champs en toussotant. Et puis voilà que je me dis, tiens, y aurait pas quéqu'chose à l'Espace Vuitton ? Ah ! Ben si, y avait quéqu'chose mais quoi ??? Alors là, je serais bien incapable de vous le dire ! Le titre de l'exposition portait déjà à confusion puisque c'était "La Confusion des Sens"... Comme l'aut'fois, la liftière sexy en noir m'a amené dans son ascenseur sans lumière jusqu'au 7ème (étage pas le 7 ème ciel), l'oeuvre à demeure du Danois Olafur Eliasson. Ensuite c'était indescriptible. C'était rien et c'était tout. Art visuel et tactile ? Délire de l'art ?
D'abord il fallait franchir toutes les portes de l'installation Poltergeist de Didier Fiuza Faustino :
Puis les deux cubes appelés Atoll de Laurent Saksil qui reflétaient au sol en direct live le ciel alentour.
Berdaguer & Péjus proposait une "Traumatothèque" pour enregistrer sur une vidéo VHS le récit d'un de vos traumatismes notamment la visite de cette exposition.
Une salle blanche aveuglante (Ecriture aveugle de Renaud Auguste-Dormeuil) vous obligeait presque à fermer les yeux. Ça tombait bien car les murs étaient couverts de mots en braille qu'une voix débitait monocordement.
Le grand mur central et circulaire était recouvert d'un mélange de pigments qui laissaient les marques de votre main si vous appuyiez dessus ! Oeuvre appelée Orange de Véronique Joumard. Encore du tactile.
Enfin, ESD de Céleste Boursier-Mougenot nous plongeait à l'intérieur de la rotonde dans un brouillard artificiel (une note précisait qu'il n'était pas nocif !). Huit pistes audio diffusaient des sons domestiques remixés. 
On ressort de là assez troublé, il faut le dire, les sens confondus. Je conseille d'aller sur le site de l'Espace Culturel voir la vidéo flippante qui restitue bien l'ambiance !
La jolie jeune femme m'a redescendu dans le noir. J'ai encore pensé à la violer rapidement mais je me suis fait cette étrange réflexion : elle doit faire du jiu jitsu, elle va se défendre et j'ai remis mon viol à plus tard.
L'entrée est libre et ça dure jusqu'au 10 Janvier 2010.
Commentaires
ça m'a l'air parfait pour un jour de fièvre :-)
La loi punit le viol...même avec entrée libre !!!
Curieux ces nouveaux traitements de la grippe !
J'espère que tu es remis de tout ! de la toux, de l'expo, du viol repoussé à plus tard ...
J'y suis allée le mois dernier et j'en suis sortie plutôt perplexe...Heureusement que l'hôtesse-charmante- était là pour nous éclairer un peu sur le sens des oeuvres et qu'elle nous a de surcroît offert un joli livret.Et je me suis contentée de prendre des clichés depuis la terrasse, comme d'hab!;-)