Dans un lieu désaffecté appelée La Générale de la rue Parmentier (ancienne usine de distribution d'électricité), les jeunes bobos parigos viennent s'encanailler dans un foutoir pas possible pour l'expo d'un artiste ambigu qui vend des oeuvres illégales.

Le lieu est la hauteur de l'évènement. Ici, pas de rombières décatis comme au Musée du Luxembourg. Dans le dédale d'un Rubik's Cube géant, on découvre les oeuvres du virus urbain Space Invader (c'est lui qui le dit dans un reportage de Canal dans la Matinale).

Au fond du hangar, un mur de photos des 1000 Space Invaders parisiens (d'où le titre Invader 1000) :

Avec le plan (vendu à l'entrée) pour les trouver !

Deux sculptures Revs et Cost pour faire croire que ce sont des jeunes de banlieue qui viennent là.

Tout un mur de mosaïques de pochettes de disques rock (ici Patti Smith) :

Et ici et là, des repros d'oeuvres d'art :

C'est cool, c'est bobo, c'est free. C'est jusqu'au 2 Juillet 2011. On s'étonnera que l'artiste ne soit pas en prison vu que toutes les mosaïques disséminées dans le monde entier sont illégales (sourire). Et qu'il arrive via sa galerie à vendre plusieurs milliers d'euros des doubles des oeuvres urbaines... Comment fait-il avec les impôts ?

Pour ceux qui ne pourraient pas y aller, un bon reportage sur DailyMotion :

Space Invader La Générale Paris juin 2011... par NoMoreReturn

Un article sur un blog de Libé.