Sur la foi de Télérama qui mettait trois coeurs à l'expo, je suis allé au Passage de Retz. Pas trop confiant car Télérama avait aussi mis trois coeurs à l'exposition My Winnipeg de la Maison Rouge, que Lunettes Rouges et moi-même avions trouvée moyenne. Déjà comme d'hab', le tarif passé à 10€ était totalement prohibitif pour un tel endroit m'enfin bon... Donc, c'était la brave dame du cru qui avait invité des dizaines de galeristes à présenter l'oeuvre dont ils ne se sépareraient jamais. D'où le titre Not for sale (Pas à vendre in french). Principe sympa car on pouvait croire à des coups de coeurs véritables. Et effectivement, malgré un coté hétéroclite inévitable, les oeuvres présentées valaient le déplacement (peut-être pas les 10€ quand même). Ça commençait par un Pierre et Gilles dont je ne suis pas trop fan, de la Galerie De Noirmont, . Puis dans la seconde salle, des choses parfois vues ici ou là comme la sublime Olympia forever d'Anne Brunet aperçue je ne sais plus où :

Galerie 13 Jeannette Mariani. Bon choix, Jeannette !!

Après la seconde salle, dans la pièce intermédiaire, bien aimé le Matta (Bucolique) de la galerie Messine.

Dans le patio, reconnu Ma langue au chat de Hains de la Galerie W !

Mais mon coeur s'est porté sur le Soto jaune (Grande vibration horizontale) de la Galerie Denise René bien sûr ! Soufflé doucement sur les tiges pour rendre le mobile plus vivant. Magique !

Un Ben aussi (Galerie Reza ?? je crois)

Puis la grande salle avec plein de choses bien. Une photographie amusante de Boris Mikhailov ou le beau tableau de Wu Xiaochai. Mais j'ai flashé pour l'étrange installation d'Alexis Poliakoff (Galerie Pixi). Un dîner presque raté puisque l'on ne peut pas voir l'intérieur à cause des chaises. Cela rend l'oeuvre mystérieuse et déroutante. Juste pu en voir plus de la mezzanine ! Je verrais très bien cette oeuvre dans un grand musée parisien...

Dans le couloir du fond, un Pascal Lièvre de la galerie Vanessa Quang.

Juste après l'Arbre de la liberté de Niki de Saint-Phalle (JGM Galerie)

Monté sur la mezzanine par l'escalier en fer qui fait un potin du diable et tombé sur ce qui devait être un Othoniel (pas sûr ???). Un très beau Hartung de la galerie Fabien Boulakin. Mais tous les visiteurs s'extasiaient sur les magnifiques Derniers feux du soleil de Wang Yan Cheng (Galerie Protée).

A voir si vous avez 10€ à perdre. C'est jusqu'au 18 septembre. Et si vous aimez l'art contemporain (il y aussi un Marquet et un Signac me semble-t-il), vous ne serez pas décu !! En tout cas, l'expo méritait les trois coeurs de Télérama.