Outre Mathieu Pernot que l'on retrouve aussi au Jeu de Paume, la Maison Rouge présente une expo double de Berlinde de Bruyckere et Philippe Vandenberg. Ça s'appelle Il me faut tout oublier et c'est ce que l'on voudrait bien faire après avoir vu ça... On connaissait les relents sexuels des sculptures de Louise Bourgeois qui joue avec les codes de la psychanalyse ; là, Berlinde et son acolyte belge lui aussi, font dans l'horreur bien emballée. Ça vous remue les tripes et attaque ce que j'appelle la "bien-pensance". Le dossier de presse présente l'Actaeon III dans une semi-obscurité religieuse bien trompeuse :

La vérité est bien plus terrifiante et ces deux braves dames regardent ce magma comme on regarderait un charnier au journal télévisé. Un mélange d'amputation et de décomposition propre sur elle.

La grande salle est tout aussi brr... Des membres amputés ? Des corps de grands mutilés ?

Dans les petites salles du bas, des morceaux de choses abjectes plus ou moins torturées. La Souffrance extrême en exposition.
 

Berlinde en commissaire d'expo présente donc conjointement Philippe Vandenberg dont les gribouillis ne sont pas très gais.

Mais les dessins et les aquarelles sont parfois plutôt trash (et encore, je n'ai trouvé sur le Net que les plus cools). Un visiteur disait innocemment à sa femme : il est pas un peu tordu, ce type ?

Malgré ça, cette double expo reste en mémoire et on ne l'oublie pas facilement...

Les deux oeuvres expriment de manière très différente une même conception de la nature humaine : celle d’un homme en constante métamorphose, qui se construit dans l’expérience sans cesse renouvelée de la souffrance et de la beauté.
Le Petit Journal de l'expo
La souffrance dure jusqu'au 11 Mai 2014.