J'avais fait une cure de désintox d'expos ces derniers temps ! (sourire). Cela m'a sûrement permis de mieux apprécier les nouvelles expositions du Centre Pompidou notamment l'oeuvre éclectique de Mona Hatoum (puis celles de Gottfried Honegger et Valérie Belin dans le musée dont je parlerai demain). Trois artistes très différents mais aussi intéressants les uns les autres. Commençons par Mona Hatoum.
Dans notre monde mû par des contradictions, des tensions géopolitiques, des esthétiques diversifiées, Mona Hatoum nous offre un œuvre qui atteint une universalité inégalée, un œuvre devenu « modèle » pour de nombreux artistes contemporains. L’artiste britannique, d’origine palestinienne, est l’une des représentantes incontournables de la scène contemporaine internationale. Son œuvre s’impose par la justesse de son propos, par l’adéquation entre les formes et les matériaux proposés, par la pluridisciplinarité de son travail et finalement par sa relecture originale et engagée des mouvements d’art contemporain (performance, cinétisme, minimalisme).
Site du Musée.
Je commencerai par une oeuvre "Impénétrable", antithèse des pénétrables de Soto ! (sourire jaune) qui, placée en fin de parcours, donne un peu le ton mi-politique mi-artistique de Mona Hatoum !

Une des pemières oeuvres présentées est ce Over My Dead Body.

Mais j'ai surtout retrouvé Light Sentence vue je ne sais plus où, où les ombres dansent dans un silence concentrationnaire. Ne pas abuser car ces ombres vacillantes nous déstabilisent vite.

Puis devant le paysage parisien, des billes de verre forment une Map (transparent) du monde. Impressionnant !

Dans la même veine planétaire, Hot spot entre réchauffement climatique et conflit mondial.

Autre attraction, Undercurrent (red) dont on n'ose s'approcher de peu de prendre un court jus fatal.

A l'intérieur des Cellules situées dans la même pièce, des formes étranges en cage semblent nous implorer pour en sortir.

Mais il y aussi des photos, des vidéos et des objets comme cette double tasse T42 gold qui a un petit coté amour impossible.

A l'extérieur, le Jardin Suspendu sur la terrasse, tranchées écologiques inutiles.

Pour faire 10 et calmer nos visions, ce Silence, lit d'enfant en verre qui montre la fragilité de nos existences.

Jusqu'au 28 Septembre 2015. Pour les amateurs d'art contemporain, c'est un incontournable. J'ai beaucoup aimé.

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