Hier après-midi au Musée d'Orsay pour l'expo du Douanier Rousseau (L'innocence archaïque). Photos interdites. Zut de m... ! Mais des gens en prenaient en douce. Les gardiens nonchalants circulaient par paire en papotant dans les salles. Comme je leur faisais remarquer que des visiteurs cliquaient à tour de bras, ils m'ont répondu agacés : "On peut pas être partout". Je reconnais que déclamer "Pas de photos !" à longueur de journée, c'est pas très rigolo. Maintenant, ils pourraient tout simplement autoriser les photos...
Ça s'est dit. Passons la douane.
Bon, ce brave Douanier de son vrai nom Henri Julien Félix Rousseau de Laval, c'est pas trop ma tasse de chouchen. Je dois avouer que ça ne m'a fait ni chaud ni froid au début. J'ai trouvé même les commentaires des grands artistes de l'époque quelque peu condescendants. Picasso, se mettant au niveau de l'art naïf, ça m'a paru un tantinet gaudriolesque. Mais on ne peut nier l'attraction de cet art savamment innocent. Et on comprend bien l'attrait apolinnairien. Des paysages, des bouquets de fleurs, des portraits, des comparaisons entre artistes, certes, il y avait bien La Guerre, toile hautement suggestive... Ça m'a rappelé mon ami Auguste qui faisait vraiment de l'art naïf. Et puis, et puis, je suis arrivé dans les dernières salles et là ! D'abord la toile de Brauner en vis à vis de La Charmeuse de serpents, fut le premier choc visuel.


La rencontre du 2 bis, rue Perrel ( La Charmeuse Congloméros). Victor Brauner.

Le Rêve (du MoMA) avait de nouveau traversé l'Atlantique (je crois l'avoir déjà vu).
Quel tableau !!

Et j'ai flashé pour tous les autres tableaux de jungle. Dont les Joyeux Farceurs (Philadelphie), ma toile préférée du jour.


Cheval attaqué par un jaguar. (Moscou)


Le lion ayant faim, se jette sur l'antilope. (Bâle).


Combat de tigre et de buffle. (Cleveland)


La cascade. (Chicago)

A voir absolument.
Entrée : 12€. Jusqu'au 17 Juillet 2016.

Article connexe : Voir et revoir.