02 juillet 2009
Sculpture et photographie au Parc de Sceaux
La mode est aux expo-photos en plein air. Heureuse initiative ! Même si elle me pose mille et une questions sur les "photos originales" puisque sont présentées des agrandisements de qualité et non des vrais tirages ! Un peu comme si l'on faisait une exposition de reproductions de tableaux (c'est d'ailleurs le cas à Giverny, par exemple !). Mais ne boudons pas notre plaisir intact. La nouvelle exposition au Parc de Sceaux est remarquable. J'ai adoré cet art fictif comme disait Malraux qui consiste à faire une oeuvre d'art à partir d'une autre oeuvre d'art et les photos de sculptures se prêtent à merveille pour cet exercice de style surtout quand les photographes sont de renom !! Le titre Sculpture-Photographie : une histoire commune 1839-2009 en dit long sur le lien étroit entre les deux arts. A voir absolument... Bon, vous avez le temps puisque ça dure jusqu'au 20 Décembre.

Erwin Blumenfeld. Manina ou l'âme du torse / Juan Manuel Castro Prieto. Musée d'Orsay (Futur ou une jeune femme anglaise. Ferdinand Khnopff)


Les Hélicoptères. Doisneau. Atelier de sculpteur. Léon Gimpel.

Exposition Passage du temps, oeuvre de de Dan Flavin. Elise Pailloncy.
Par contre, n'hésitez pas à aller voir aussi l'exposition de sculpture (de la vraie, cette fois) aux Ecuries du Château, nouvellement aménagées pour les expos temporaires. Ça ne coûte que 1€50 pour admirer "L'Atelier du sculpteur René Letourneur" et ça vaut bien le coup. Je ne connaissais pas du tout cet artiste. Certes, les géants comme Rodin , Maillol ou Bourdelle font de l'ombre à tout le reste comme Bouchard et bien d'autres. Letourneur n'a rien inventé mais ses sculptures sont très plaisantes. Pleines de fesses et de seins sans être véritablement érotiques. Certaines sculptures sont exposées dans le parc comme l'admirable Pont.
A voir aussi.
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Jusqu'au 3 Novembre 2009. Fermé le mardi.
30 juin 2009
Dandylan adore les performances artistiques (ou la collection de petits culs du MacVal)
Dimanche, j'arrive tranquillos pour faire mon boulot de blog critic d'art au MacVal car je n'avais pas eu le courage de venir au vernissage vendredi et comme déjà dit,je n'aime pas les vernissages de toute façon. Je longe le mur du Nouveau Citoyen, une oeuvre de Inci Eviner :
Et je tombe là-dessus. C'est-y-pas une tenue pour visiter un musée d'art contemporain ?
Bon ben, je les suis. Bien obligé, elles prennent la même direction que moi...
Alors donc, une des nouvelles expos se nomme "Into the white", pendant, je suppose, à l'art obscur de Bublex qui précèdait. Carte blanche à un dénommé Eric Hattan, dangereux personnage qui expose des caisses accrochées au plafond pour détruire un certain nombre de visiteurs innocents qui passent en dessous...

Mais où que j'aille les trois jolies dindes contemporaines sont là...
Je veux regarder la compression de César et elles interposent leurs carrosseries. Bon, avouons qu'elles sont pas mal carrossées et qu'elles ont un joli minou où je pense...
Y a un gus qui les prend aussi en photo et je finis par lui demander ce qui se passe. Ces droles de dames répètent pour une performance dimanche prochain...
On se croirait dans un défilé de modes ; elles défilent en claquant des mains.
Une jolie performance de petits culs ambulants !? Je peux même pas lire la citation de Cimino... De toute façon, tout le monde se fout tout d'un coup des citations littéraires. Même s'il est question de voyage et que c'est le thème de l'expo de l'artiste suisse.
Ouf ! Les petits culs s'éloignent et j'arrive au premier pour l'autre expo appelée Dispersions et plus cohérente que le délire de TV d'Eric Hattan dans la grande salle centrale (quoique la vidéo du chariot de magasin qui emboutit une auto est plutôt rigolote). Avec des oeuvres de Raymond Hains, Martin Barré, Franck Scurti, Fayçal Baghrich etc... 
Raté ! Elles sont toujours là ! "Plus brillantes que des milliers de soleil" (photos argentiques de Barbara et Michaël Leisgen).

J'arrive devant les photos de Sabine Weiss faites dans le Val de Marne pour une étude photographique sur les habitants. Rien à faire ! Comme une obsession, je les vois toujours !? Bon ben, j'ai renoncé à raconter ma visite.... En tout cas, pour ceux que ça intéresse, elles y retournent dimanche prochain (peut-être à 16h pour des "Impromptues surprises" ???)...
MacVal. Vitry-sur-Seine 28/06/2009
A noter que l'installation de Veit Stratman était tellement "discrète" que je ne l'ai pas vue... Euh ! Je sens que vous non plus, vous ne la voyez pas ! (rires)
Donc, j'ai repris la doc du MacVal que je reçois tous les trimestres et là, j'y lis que l'artiste d'origine allemande aligne une soixantaine de néons en l'air qui donnent l'impression de flotter tel un nuage. Je me demande des fois s'ils ne fument pas le chichon comme les grands fumeurs de Séchas au MacVal...
27 juin 2009
Exclusivement féminin
C'est toujours agréable d'aller au Centre Calouste Gulbenkian, avenue d'Iéna, car l'endroit est superbe et les expositions y sont souvent de qualité. A l'instar de Beaubourg ou du Centre Wallonie-Bruxelles qui proposent des expos de femmes, le Centre Gulbenkian présente 100 femmes photographes (Women Photographing Women 1849-2009). Absolument pas féministe, on trouve parmi les 10 thèmes de l'exposition Shopping et Mode, Maternité et "A la maison"... c'est dire... Mais la qualité des photos sont indéniables. Des portraits :

Du charme :

Ou des photos plus sophistiquées :

Le reportage aussi :
Cages sur Falkland Road la nuit. Mary Ellen Mark
Le tout dans un somptueux décor (certaines salles ont été ouvertes spécialement pour l'expo) notamment au rez-de-chaussée.

Entrée libre. Du lundi au vendredi. Jusqu'au 29 Septembre 2009. A voir !
23 juin 2009
Les grandes vacances
J'aime bien visiter des lieux inconnus et improbables comme on visite des pays lointains. Vendredi, j'étais allé à la Fondation Hippocrène, rue Mallet-Stevens à Paris ; aujourd'hui, je choisis la Maison d'Art Bernard Anthonioz de Nogent sur Marne. Ce ne sont pas forcément les expositions qui m'attirent mais ce sont bien les lieux...
Un cadre de verdure pour venir lire ou se reposer à deux pas de la ville et de la capitale.
L'exposition a pour thème "Les Grandes Vacances". Je suis moins intéressé par les oeuvres que par les textes qui l'accompagnent. L'expo est proposée par 14 artistes sous la houlette de Françoise Petrovich dont je venais de voir les Poupées au CWB. Les textes donc, les titres déjà comme "Je n'aime pas quitter Paris l'été" de Michèle Cirès Brigand (qui raconte en mots et en images un périple parisien sur les couturières, au mois d'août)
J'aime jeter un oeil sur les lectures, de mes voisins de métro j'aime relever une phrase : "Là-haut, c'était plus sûr là-haut, c'était plus calme" marcher me donne envie d'écrire.
Ou les textes des interviews de la petite brochure que l'on vous donne à l'entrée. "Vos siestes sont-elles comme de petites vacances ?" (ci-contre. En dormant, en lisant. Jean Le Gac).
M. C Gayffier - Non, les vacances, les vacances vraies sont pour les enfants.
Les adultes, eux, partent, voyagent - prennent la route, ont besoin de soleil, partent se reposer, feraient bien un petit break, un circuit culturel et gastronomique, se posent un week-end chez les cousins du Périgord, vont prendre les eaux, se font les châteaux de la Loire, une descente en canoë-kayak, la route des vins, la vallée des rois, une semaine de ski forfait tout compris, un trekking au Népal, les plages du débarquement, un relais et châteaux, un bed and breakfast, ils font le pont, prennent leur RTT, un congé sans solde.
J'ai bien aimé aussi les étiquettes de je sais plus qui :


D'autres oeuvres aussi comme "La colonie" des Louises.
"Travailler plus pour gagner plus », cela donne envie d’être en vacances, pour de grandes vacances. Comme une invitation à la légèreté, à la disponibilité, aux départs, aux retours, Françoise Pétrovitch a invité 14 artistes à intervenir à l’intérieur et à l’extérieur de la maison d’art Bernard Anthonioz.
Entrée libre. Jusqu'au 19 Juillet 2009. (Fermé le mardi).
19 juin 2009
Cris et chuchotements
Alors que Beaubourg présente une expo controversée sur les artistes femmes (une exposition remarquable par ses oeuvres mais critiquée pour son thème), en face de la plazza, le Centre Wallonie-Bruxelles présente "Cris et chuchotements ; 23 femmes-artistes exposent", pendant du grand musée national. Et là, l'expo de femmes m'a paru bien plus cohérente qu'au MNAM. On y trouve des pointures comme Annette Messager, Louise Bourgeois, Sophie Calle ou Kiki Smith mais aussi de talentueuses femmes artistes.
L'entrée coûte 3€. La dame à l'entrée m'a demandé si j'étais journaliste (à cause de mon appareil-photo) mais non, je ne suis qu'un modeste blog critic d'art et je n'ai pas eu le droit à une réduction...

Introduire la question, le doute, le non-sens, cinq pas en avant, deux en arriére,
co-existence des fragments, installer un dialogue fragile.
Il se pourrait bien que l'essentiel ne soit pas là où l'on croit.
Annick Blavier.

Série Schmürtz de Frédérique Loutz.

Il faut abandonner son passé tous les jours, ou bien l'accepter, et si on n'y arrive pas, on devient artiste.
Louise Bourgeois

Dans la cour, StElles de Chantal Hardy.
Mais ce sont les "Poupées" de Françoise Petrovich qui m'ont le plus plu :
Jusqu'au 6 Septembre 2009.
17 juin 2009
Photographier chaque instant de sa vie
J'avais lu dans Pariscope qu'il y avait une "Biennale des stèles de la création" à l'Église de la Madeleine et que l'exposition consistait à un "dialogue entre les artistes plasticiens contemporains et la statuaire classique". Suis donc parti dialoguer avec tout ce beau monde et ça m'a permis de photographier l'intérieur de l'église...
Les oeuvres souvent jolies parfois surprenantes ne dénotaient pas du tout.

La Croix aux gros cailloux. Josette Rispal La création est éternelle. Harry Walker.
Et j'ai beaucoup apprécié leur caractère religieux ainsi que leur respect du culte. 
Fusion (extraits). Corinne Glass.
Ils en installaient une aussi devant l'entrée.
L’ensemble a pour mission de raconter l’histoire de la CREATION, la Terre des Hommes et des Artistes en s’appuyant sur trois fondements : liberté, invention , poésie. FAZ-ART
Entrée libre. Jusqu'au 31 Août.
Puis j'ai atterri au hasard de mes pas après la Cité Berryer dans la rue Boissy d'Anglas où les flics empêchaient la circulation jusqu'à l'Hotel Crillon et je suis tombé sur la Fondation d'Entreprise Ricard. Lieu d'exposition d'art contemporain. Eh bien, entrons donc, on m'avait déroulé le tapis rouge jusqu'au 1er étage et l'entrée était libre. Que demande le peuple ? L'expo s'appelait "Félicien Marboeuf (1852-1924). Une proposition de Jean-Yves Jouannais". Qui était donc ce Marboeuf pas très contemporain ??? Félicien Marbœuf est un écrivain connu de son vivant comme « le plus grand écrivain n'ayant jamais écrit »... Ah ! Bon ??? Il "a été imaginé par Jean-Yves Jouannais dans son essai Artistes sans œuvres, I would prefer not to. L'exposition est un projet commémoratif autour de la figure de Marbœuf. Elle réunit des œuvres d'artistes de toutes disciplines (plasticiens, écrivains, stylistes, musiciens, architectes...) et donne forme à l'existence imaginaire de ce personnage." Ah ! D'accord, c'est un personnage IMAGINAIRE ! Houlà ! J'ai senti l'expo conceptuelle à plein nez, genre de chose qui ne me plait guère d'habitude. Sauf que là, cette fausse vraie expo m'a plutôt emballé. Une espèce d'interrogation sur d'autres vraies vraies expos pas forcément moins délirantes. On trouvait donc la fausse vraie vie de Marboeuf dont une singulière liaison épistolaire avec une adolescente aveugle. 

Dans un décor top kitsch de vieux musée d'écrivain du XIXème.

Plein d'autres choses mais j'ai tilté sur les "100 oeuvres d'art impossibles " de Dora Garcia. 
Dont la 99ème ! Impossible n'étant pas dandylanien...
Entrée libre. Jusqu'au 11 Juillet.
12 juin 2009
Un "home" pour une femme
Dans l'émission "Tous les goûts sont dans la culture" de jeudi, présentée par Olivia de Buhren sur Direct 8 le matin à 8h30...
... celle-ci avait invité Miss Tic...
... qui exposait à la Galerie Lelia Mordoch...
... ses nouvelles toiles avec pleines d'hommes pour une fois d'où le titre de l'expo : "Go homme".





10 juin 2009
Deux bonnes raisons d'aller à la BNF
Deux bonnes raisons d'aller à la BNF (site Mitterrand). D'abord l'exposition de l'oeuvre imprimé de Jean-Michel Alberola. Jeux de mots et jeux de dessins. On y lit et on y regarde les graphies. "Nous sommes tous des peintres abstraits", "Le Monde & l'Humanité" (collage simple et génial des deux titres des deux grands journaux) et dans le même genre "OH ! LA, braves gens, VOICI l'HUMANITÉ en tenue de GALA". Un très subtil "Artisan de rien".

On peut lire aussi un extrait du Discours de la servitude volontaire d'Etienne de la Boëtie (très instructif et très en avance sur le Petit Manuel de Manipulation à l'Usage des Honnêtes Gens de Joule-Beauvois !) où la citation devient oeuvre d'art :
Cette ruse des tyrans d’abêtir leurs sujets n’a jamais été plus évidente que dans la conduite
de Cyrus envers les Lydiens, après qu’il se fut emparé de leur capitale et qu’il eut pris pour captif
Crésus, ce roi si riche. On lui apporta la nouvelle que les habitants de Sardes s’étaient révoltés.
Il les eut bientôt réduits à l’obéissance. Mais ne voulant pas saccager une aussi belle ville ni être
obligé d’y tenir une armée pour la maîtriser, il s’avisa d’un expédient admirable pour s’en assurer
la possession. Il y établit des bordels, des tavernes et des jeux publics, et publia une ordonnance
qui obligeait les citoyens à s’y rendre. Il se trouva si bien de cette garnison que, par la suite, il n’eut
plus à tirer l’épée contre les Lydiens. Ces misérables s’amusèrent à inventer toutes sortes de jeux
si bien que, de leur nom même, les Latins formèrent le mot par lequel ils désignaient ce que nous
appelons passe-temps, qu’ils nommaient Ludi, par corruption de Lydi.
"Pablo Pikachu". Des petits "Papiers peints" d'apparence anodine mais qui se révèlent très subversifs avec en haut des petites coupures de presse sur les bénéfices et les rachats de société et en bas toutes les mesures de licenciements et autres plans sociaux de ces mêmes entreprises.
Avec cet énigmatique "Devenir chien d'aveugle" que la vidéo sur le site de la BNF explique très bien comme quoi pour Alberola, l'art doit éveiller la conscience du spectateur...

Adoré Sils Maria qui m'a rappellé une de mes photos :
Entrée 5€. Jusqu'au 23 Août.
La seconde raison est l'autre expo-photos de Ahmet Ehrut : "Temples du savoir" sur les magnifiques bibliothèques du monde entier. 50 photos de lieux magiques au parfum du Nom de la Rose.

Entrée libre. Jusqu'au 12 Juillet.
08 juin 2009
Ecritures silencieuses
Télérama en disait le plus grand bien et Lunettes Rouges en avait fait un très bon billet de blog alors j'y suis allé d'autant plus qu'il y avait une installation de Charles Sandison. Je me suis retrouvé devant l'Espace Louis Vuitton dans une petite rue perpendiculaire aux Champs-Élysées. Ça s'appelait Ecritures silencieuses et il y avait un lien avec l'Île de Pâques. Accueilli par deux brunettes en tailleur noir strict mais sexy. L'une d'elles m'a accompagné à l'ascenseur et m'a demandé si c'était la première fois... que je venais. Euh ! Oui, c'est la première fois. Passque l'ascenseur, c'était en fait une oeuvre d'art à demeure d'un artiste dont je n'ai pas relevé le nom. Et qui consistait à faire le noir complet pendant la montée. Et me voilà dans le noir absolu avec une charmante jeune femme brune dans un ascenseur. J'aurais pu la violer ou lui pincer les fesses voire lui dire une ânerie du genre "Faut pas être claustrophobe !" mais j'ai gardé le silence pour respecter l'oeuvre et éprouver une délicate sensation de montée au paradis.
La jeune femme m'a dit que j'allais être décu car les photos étaient interdites et j'ai bêtement obéi alors que j'aurais pu faire toutes les photos que je voulais.... A quoi bon puisque les sites Internet des expositions sont de plus en plus remarquables et que je vous conseille d'aller sur celui de l'Espace Culturel Louis Vuitton notamment pour voir le making of de l'exposition (super !). La vue sur Paris du balcon est particulièrement intéressante aussi. 
Bien aimé l'expo. Pas pris de notes pour savourer au mieux les oeuvres d'art contemporain. Un gros tas de livres. Des néons à la Closky. Sandison toujours lui avec une installation de lettres colorées qui rappelait celle du Musée d'Orsay mais qui m'a moins enchanté que celle du Château de Chamarande. Closky, lui, réinventait des lettres de l'alphabet qui m'ont conduit jusqu'aux W-C. Ça tombait bien car j'avais envie de pisser. Des chiottes carrés comme à l'Espace Mitsukoshi. J'ai surtout apprécié l'oeuvre de Barbara Kruger. Des messages aux lettres géantes dans une rotonde, projetés contre le mur circulaire et un rien subversifs...
Entrée libre. Jusqu'au 23 Août. Ouvert tous les jours.
A voir absolument si vous passez par là.
06 juin 2009
Mr Martin va voir Timothy Martin
Mardi après-midi, j'ai fait mon tour operator artistique habituel du coté de l'avenue de New York où l'on trouve paradoxalement La Cantine Russe (sourire). Commencé par le MAM par l'expo Dans l'oeil du critique (Bernard Lamarche-Vadel et les artistes), une expo intelligente où il fallait prendre le temps de s'asseoir et de lire, d'écouter, de regarder ledit critique au milieu des oeuvres qu'il avait collectionnées mais malgré quelques textes notamment celui où il s'exclame qu'il ne veut pas être une "burette" pour "lubrifier" les rouages de l'art contemporain de la "petite-bourgeoisie" qui l'invite dans ses soirées mondaines, j'ai trouvé ça un peu intello pour moi, piètre blog critic d'art complexé par les milieux de l'art qui se demandent de quel droit je viens les critiquer.
Passé à coté au Palais de Tokyo. J'en parle même pas. Y avait-il quelque chose à voir ? (On en trouvera une critique chez LR).
Et j'ai fini à la Fondation Mona Bismarck un peu plus loin et là, l'enchantement pour des choses hyper kitsch d'un dénommé Timothy Martin. Peut-être que ça reposait des conceptualités chiantes de l'art con et temporain. En tout cas, d'abord y avait pas un chat si ce n'est le gardien, un diffuseur de parfums vous shootait imperceptiblement et dans la seconde salle, une grande tonnelle avec du lierre vous laissait croire que vous étiez en pleine nature. Les tableaux plus nuls les uns que les autres étaient adorables et m'ont redonné le gout de visiter des lieux d'exposition.


Entrée libre. Jusqu'au 11 Juillet. (Fermé le dimanche).
Une interview de l'artiste ici.