13 décembre 2009
Le lapin de jardin
Vendredi 11, c'était ma fête. Et je suis allé voir mon père qui approche peu à peu de ses 80 ans. Le soleil se levait au-delà du Pont Charles-de-Gaulle.
L'Aqualys de 9h18 était annoncé avec un retard de 10 minutes car la cheftaine de bord attendait... la locomotive. J'ai lu Le destin miraculeux d'Edgar Mint (de Brady Udall) dans le train. Mon père m'attendait dans son auto aux Aubrais car il faisait beau mais froid.
A la maison, nous avons trinqué au porto à ma fête, il m'a causé de sa vieillerie.
Une cousine a téléphoné. Il m'a parlé de la famille.
Puis il m'a servi du "lapin de jardin" avec du Beaujolais. Qu'il avait attrapé au collet au fond de son jardin, m'avait-il dit l'oeil narquois mais je connaissais l'histoire, il l'avait déjà servie à ma soeur et à ma nièce. Et il m'a raconté ses histoires de braconnier en herbe. Qu'il avait déjà mangé du merle, du pigeon et même une omelette d'oeufs de pie. C'était pendant la guerre ou dans les années 50 ou plus tard. J'écoutais attentivement me sentant soudainement très éloigné de la Nature. Le père des champs et le fils des villes.
Lui ai réglé son APN (il tire ses photos avec une mini-imprimante offerte à Noël mais il ne veut pas entendre parler d'Internet).
A ouvert une bouteille de Bordeaux pour le fromage (brebis et chèvre).
J'ai mangé une petite pomme du jardin, cueillie au pommier planté avant la mort de ma mère. Une "Golden Délissiou"...
Enfin après le repas, il a pris un café et fumé un cigare en lisant le journal de la région. Nous avons fait une crapette avant d'aller au Marché de Noël d'Orléans. Deux personnes (un homme et une femme) faisaient des fouilles archéologiques en plein centre de la ville ; ça m'a fait penser au Premier Jour de Marc Lévy.
La cathédrale était illuminée par la lumière du soir et même mon père a trouvé ça beau. Il est passé devant le Musée des Beaux-Arts sans sourciller. Les arts, c'est pas son truc.
Puis il m'a raccompagné aux Aubrais en fin de soirée. Comme nous avions de l'avance, nous sommes restés discuter dans la voiture.
Le train avait encore dix minutes de retard à cause d'un problème de signalisation, cette fois.
Gare d'Austerlitz, il y avait des boules bleues au plafond.
11 décembre 2009
Lanternes magiques (2/2)
Cette exposition m'a rappelé plein de souvenirs d'enfance. Dans les années 60, nos parents nous avaient offert ce projecteur rudimentaire qui avaient fait notre bonheur à ma soeur, mon frère et moi !!
Je ne sais plus si c'était un cadeau collectif ou s'il appartenait à l'un de nous mais nous l'utilisions ensemble en nous enfermant dans le noir (aux WC ou dans la salle de bains) pour regarder le "spectacle" ! Pas besoin des effets spéciaux des films du XXIème siècle qui gâchent l'imaginaire des enfants en leur imposant celui des réalisateurs. Et depuis NOUS NE L'AVONS PAS JETÉ !! Et il a servi dans les années 80 à mes nièces tout aussi ravies !

Minnie, femme d'intérieur envoyé par dandylan
Cela m'a rappelé aussi le début des APN au début de ce XXIème siècle. A une époque très récente, les appareils-photos numériques ne faisaient pas encore de la vidéo encore moins de la HD. Mais il y avait une option "photos en rafale" qui permettaient de prendre 16 photos d'affilée que l'on récupérait en vignette. Il fallait ensuite les découper (j'avais même programmé un logiciel pour cela !!!). Puis en faire un gif animé ou une animation Flash.
Des exemples d'époque ici.
Peu après est apparue une autre façon de procéder toujours avec les "photos en rafale" mais cette fois les photos étaient séparées et en petite définition (640 x 480 pixels).
Des exemples d'époque ici.
28 novembre 2009
Dandylan au Festival des Usages Numériques
Et je fais une "mini-conférence" sur UNE MEDIATHEQUE EN LIGNE à 15h.
11 novembre 2009
Le 9 Novembre 1989, Dandylan n'était pas à Berlin
J'aurais aimé dire que j'étais un héros qui avais commémoré la chute du Mur de Berlin avec tous ces allemands de l'Est qui trouvaient enfin la liberté de pouvoir consommer dans une société capitaliste mais mon journal intime est formel, implacable et précis : le 9 Novembre 1989, je jouais aux billes avec ma petite nièce et j'avais accompagné ma mère dans un magasin de babioles. Je pourrais me rattraper en ayant regardé la télé toute la journée : non rien. Aucune allusion au Mur, j'étais passé par dessus. Le soir, j'avais lu Boris Vian en écoutant "la romantique Pelléas de Schönberg". Oui, j'ai honte de mon insouciance. Avoir raté une telle journée historique pour une partie de billes. Bien que nous pourrions inverser les données : imaginons une petite fille qui dirait "Papa, tu veux jouer aux billes avec moi ?" Et le père devant son poste de télé l'envoyant bouler :"Pas aujourd'hui. Te rends-tu compte que nous vivons un moment inoubliable, historique, incroyable ? Allez, va jouer toute seule et laisse-moi tranquille !" Et la petite fille désemparée ne se relévera pas de cette ingratitude des adultes plus intéressés par un mur qu'à une personne.
Cela dit, De Gaulle est mort le 9 Novembre 1970 et apparemment, tout le monde s'en fout !?
Et je n'étais pas né le 11 Novembre 1918.
07 novembre 2009
Image non contractuelle

21 septembre 2009
Fête des Assoc'
Tous les ans, je suis privé des Journées du Patrimoine car je participe au week-end de la Fête des associations de la ville qui se déroule en même temps avec le club-photos mais cela me donne l'occasion de faire quelques clichés sympas :











Fête des Associations. Parc d'Avaucourt. Athis-Mons. 19 et 20/09/2009
14 septembre 2009
Le prince des cons
Le prince des cons, c'est moi et j'en suis pas fier!
Château de Blois. 12/09/2009
Cliquer sur l'image pour l'album-photos et directement là pour le diaporama.
03 septembre 2009
La mystèrieuse lespédèze
Aujourd'hui, je vais jouer au Garde-Mots. Ayant noté lors de ma lecture d'une anthologie de la poésie japonaise classique que les poémes japonais étaient remplis de "lespédèzes", je m'étais précipité sur Google pour voir l'aspect de cette plante si renommée or quelle ne fut pas ma stupéfaction, en découvrant si peu de choses. Rien sur Wikipédia ! Je me jetais sur mon vieux et lourd Larousse IRL de 2007, pas plus !
Le vent d'automne
Est devenu frais
Alignons nos chevaux
Et partons dans la lande
Pour voir les lespédèzes en fleur
(Poème japonais anonyme)
Alignant mon cheval, je ne trouvais dans la lande qu' une vague photo sur un site de brocante et d'antiquités du Japon appelé Mitate plus :
Et deux petits symboles :
Mais pas beaucoup plus. S'agissait-il d'un mot savant pour une fleur commune ?
Je dénichais quelques renseignements très anciens sur Google Books dans le Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle : appliquée aux arts, à l'agriculture, à l'économie rurale et domestique, à la médecine, etc. Volume 17 (sic) de Jacques Eustache de Sève :
Une seconde piste dans un ouvrage intitulé "Jubiläumsband, Volume 2 Par Deutsche Gesellschaft für Natur- und Völkerkunde Ostasiens" (re-sic) de Bruno Petzold :
L'ennui, c'est que "hagi" est le nom d'un joueur de foot très célèbre, celui d'une ville, un prénom...
Réussi toutefois à trouver après moult recherches, ceci dans "Les plantes du Man.yô-shû" de Claude Péronny :
Google me proposait aussi cette belle assiette à décor de lespédèzes sur Chapitre.com à 44€ mais Google Images annonçait piteusement que "Les termes de recherche spécifiés - lespedezes – ne correspondent à aucun document." (1) :
Comme si le mot se dérobait à la classification, à la recherche, à l'iconographie. Une plante rebelle que Google ne pouvait apprivoiser. Sortant d'une lecture fort profitable de La Cité des Mots d'Alberto Manguel où l'auteur de conférences pose des questions subtiles sur le rôle du conteur d'histoires et le pouvoir des phrases, je me demandais : "Le mot peut-il créer le monde ?".
Souhaitons que, comme il y eut le temps des cerises, il y aura un temps des lespédèzes...

Banquet dans le jardin de lespédèzes. Shunshô Katsukawa vers 1790
On trouve aussi un bel (et rare) article sur un blog :
Le lespédèze illustre, plus que tout autre végétal, le karumi, cette légèreté que prônait le poète Bashô dans l'écriture, "telle une rivière peu profonde dont on verrait le lit de sable fin".
"Sans faire tomber
une seule goutte de rosée
doucement ondule le lespédèze."
"Parmi les vagues
mêlés aux coquillages minuscules
pétales de lespédèze."
(Bashô)
(Encres du monde)
(1) Ajout du 9.9.9 : comme me le signale Joël, Google Images pointe maintenant sur mon blog. Cela prouve bien que la présence de l'observateur influence l'expérience...
31 juillet 2009
Les chats meurent aussi
Paix au chat lunatique.
ARNOLPHE.
Quelle nouvelle?
AGNÈS.
Le petit chat est mort.
ARNOLPHE.
C'est dommage ; mais quoi !
Nous sommes tous mortels, et chacun est pour soi.
L'école des femmes. Molière
16 juillet 2009
Couper avant de porter
L'aut'dimanche, j'avais fait un saut au Virgin du Louvre pour acheter le dernier Simple Minds (je pense être le dernier dinosaure à acheter des CD audio...). Et vlà qu'en entrant, le portique sonne !? Le black gardien se précipite, l'oeil suspicieux. Je lui refile aussitôt mon sac. Et repasse. Dring ! Houlà ! Je le sens très soupçonneux tout d'un coup. J'enlève tout ce que j'ai dans les poches. Clés, APN, monnaie etc. Et redriiiing ! Je me tâte. Je n'ai strictement plus rien qui puisse faire sonner l'alarme. Pas de ceinture (j'avais vu ça, une fois au Grand Palais, un jeune homme obligé d'enlever sa ceinture pour passer !), de pacemaker ou de broche non plus. Mais ça dringue quand même. Le black gardien, il est embêté. Je lui propose d'enlever mon pantalon ; là, je le sens géné et en désespoir de cause, il me laisse entrer.
J'achète mon CD et comme me l'avait demandé le black gardien, je retourne le voir pour sortir. Dring ! Il prend juste le sac plastique avec mon achat et le passe. Ouf ! Ça ne sonne pas.
Je pars perplexe. Étaient-ce les boutons de mon new pantalon ?? Je raconte l'anecdote à ma soeur et elle me dit qu'à Carrefour, il y a un nouveau système sur les vêtements et qu'il faut enlever une petite étiquette. C'est elle qui finit par dénicher sur ma new chemise offerte pour mon anniversaire ce qui suit : 
Ben, fallait le savoir ! cqfd...
