21 mai 2009
Où la lettre prend son pied
Les bonnes résolutions : désormais, je ne dirai plus rien sur les médiateurs culturels, je ne me moquerai plus de l'art contemporain ; d'ailleurs, je ne ferai plus de billets de blogs sur les expos puisque je ne suis qu'un vil usurpateur se prétendant abusivement blog critic d'art alors que je n'y connais absolument rien. Je ne montrerai plus mes photos d'oeuvres d'art car je n'ai aucun droit pour les diffuser et de toute façon, je ne suis pas photographe.
Cela dit, passons aux choses sérieuses. Je n'avais pas pu venir au vernissage de la nouvelle expo du centre d'art du Domaine Départemental du Château de Chamarande le 17 (aimablement invité par Julie que je ne connais pas) parce que j'avais l'expo-photos de l'association, ce week-end alors j'y suis allé mardi après-midi. C'était aussi bien car à dire vrai, je n'aime pas les vernissages où il y a trop de monde et ça empêche de voir les oeuvres d'art (et puis, je suis trop de la timidité).
Nicolas et Pimprenelle. Pierre Ardouvin
Ça s'appelle Au pied de la lettre. Je vous donne tout de suite les horaires car j'ai eu un peu de mal à vérifier si c'était ouvert tous les jours sur le Net (une fois, j'étais venu et c'était fermé le mardi). C'est bien ouvert toute la semaine de 12h à 19h. Entrée libre. Vous êtes accueilli par Julie ou quelqu'un de sa bande pour vous imposer de prendre à gauche car l'expo se déroule dans le sens d'une aiguille d'une montre.
Dans la première salle, une collect' de livres de Farenheit 451 (Dora Garcia). J'ai failli en piquer un mais ils étaient tous en cyrillique et je me suis dit que j'aurais un peu de mal à comprendre.
Puis dans le vestibule, le toujours aussi admirable Claude Lévêque dont les installations distillent chaque fois une atmosphère colorée, poétique et joyeuse.
Je saute les salons suivants car j'ai dit que je ne dirai pas de mal des artistes. Et passe directement à l'escalier d'honneur pour l'extraordinaire Océan de Charles Sandison (je pense que c'est lui que j'avais vu lors de la Nuit des Images à la Nef du Grand Palais). Une installation de 6 CD-roms dans les escaliers diffusait une rivière de lettres ! Magnifique !
Ocean_Sandison envoyé par dandylan.
Après quelques rébus de Gérard Collin-Thiébaut pour occuper les gamins et les seniors qui visitent l'expositon :
6 mones 2 Beauvoir

Col Haie t'

Rose A Bonne heure
Encore des néons, cette fois de Christian Robert-Tissot. (Faut croire que la lumière m'attire comme un papillon).
Et plus loin, dans la salle à manger, l'oeuvre Lamentable (sic) de François Morellet (artiste déjà vu, me semble-t-il au Jeu de Paume).
Pour finir en apothèose par les BD (ironiques ?) d'Art Keller se moquant fort justement du discours sur l'art. Ouf ! Y a pas que moi pour dénoncer le verbiage pseudo-culturel sur l'art contemporain...

D'autres oeuvres dans la chapelle et l'auditoire. L'exposition dure jusqu'au 20 Septembre. Et on peut se balader dans le beau parc vert.
04 avril 2009
Apparition culturelle au Musée des Nuages
Mercredi, il faisait beau et ce n'était pas un poisson d'avril. J'avais vu dans Pariscope qu'il y avait une nouvelle expo à Chamarande. Mais le château était fermé quand je suis arrivé car l'exposition avait lieu en fait à l'Orangerie. Un transat m'a accueilli au Musée des Nuages :
A l'intérieur, des choses étranges m'attendaient.

J'étais en train de lire un texte explicatif de l'oeuvre du dénommé Julien Discrit dont une citation de Borges bien connue :
En cet empire, l'Art de la Cartographie fut poussé à une telle Perfection que la Carte d'une seule Province occupait toute une Ville et la Carte de l'Empire toute une Province. Avec le temps, ces Cartes Démesurées cessèrent de donner satisfaction et les Collèges de Cartographes levèrent une Carte de l'Empire, qui avait le Format de l'Empire et qui coïncidait avec lui, point par point. Moins passionnées pour l'Étude de la Cartographie, les Générations Suivantes réfléchirent que cette Carte Dilatée était inutile et, non sans impiété, elles l'abandonnèrent à l'Inclémence du Soleil et des Hivers. Dans les Déserts de l'Ouest, subsistent des Ruines très abîmées de la Carte. Des Animaux et des Mendiants les habitent. Dans tout le Pays, il n'y a plus d'autre trace des Disciplines Géographiques.
Quand soudain une apparition ! Une adorable petite médiatrice culturelle est venue savamment m'expliquer tout tout tout vous saurez tout. D'accord, j'avais rien demandé du tout. C'est ça avec l'art contemporain, on est censé ne rien comprendre et il faut absolument quelqu'un pour vous expliquer. On peut pas comprendre tout seul !? Et effectivement, j'avais rien compris à cet artiste géomètre. Sauf que comme le dit si bien Eluard : La nudité de la femme est plus sage que l’enseignement du philosophe. Et j'oserai paraphraser le grand poéte en affirmant que les petites médiatrices culturelles sont nettement plus intéressantes que l'art contemporain... D'abord, c'est tellement plus joli...
Oui donc, y avait une partie du parc qui avait été reproduite à l'échelle 1:1. Un trucmuche à roulettes avec des miroirs savamment placés pour ne pas vous refléter, qui avait circulé dans le parc et qu'il y avait même un diaporama et que moi, je regardais que les yeux de la petite médiatrice (oui, je sais, les études d'Allan et Barbara Pease dans "Pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et que le femmes ne savent pas lire les cartes routières" nous enseignent que les hommes regardent plutôt les seins des dames mais bon, ça se dit pas). Elle par contre avait l'air de savoir lire les cartes routières et moi, je l'écoutais attentivement.
Puis elle m'a laissé regarder l'expo mais j'étais pas trop intéressé. j'avais bien compris que l'artiste, il était superintelligent et qu'il faisait des machins ultrapensés mais c'est moi, ça, j'ai trouvé un éclairage qui n'avait rien à voir avec l'expo (si, qui sait ?) plus joli que son fatras 1:1
Puis je suis allé me promener dans le parc. Les oies Bernache ne viendront pas porter plainte contre moi pour les avoir photographiées sans leur accord.
J'ai longuement médité sur l'art contemporain (j'avais déjà vu l'expo extérieure). Je méditais au ras des pâquerettes. Qui sont en réalité numérique des ficaires !
Donc sur la photo ci-dessous, à gauche, vous avez une tondeuse réalisée par un aaaartiiiste contemporain (j'aurais vouluuuu êêêêtre un aaaartiiiiste....) et à droite, un employé municipal sous-payé en train de tondre la pelouse du parc. A première vue, la différence pourrait sembler minime mais quand même, elle existe.
J'aurais dû avouer à ma mignonnette que j'étais le complice de l'infâme M*** qui avait saccagé une oeuvre d'art contemporain en août 2008. Dans une autre partie du Parc du Château (appelée l'Auditoire), une expo presque vide où un diaporama agonisait, les murs étaient aussi vides que les murs de Beaubourg pour l'exposition sur les Vides. Une souris venait de se suicider en se jetant dans le vide justement tellement, il y avait eu peu de visiteurs. Autre hypothèse plus probable : elle était morte de rire.
Sous mes pieds, huit étages souterrains d'archives me contemplaient.
13 novembre 2008
Allee en profondeur (3D)
Je rappelle qu'il faut des lunettes cyan et rouge pour voir en 3D l'image qui suit :
Parc du Château de Chamarande.
12 novembre 2008
Petits bonhommes attacks (1/2)
Alerte générale ! Alerte générale ! Des petits bonshommes venus d'une lointaine galaxie ont levé une armée pour envahir notre planète. Ils ont débarqué en soucoupe volante :
UFO. Erwin Wurm
Ils viennnent de la lointaine planète Smallgoodman de la constellation des Shtroumpfs chauves à lunettes. 
Big Steel Globe. Atelier Van Lieshout
Adorateurs de leur dieu Grand Petit Bonhomme de bois...
Ropeman, there is no hope man III. Aline Gouvy, John Gillis
... ils arrivent menaçants pour prendre possession de notre planète.
Levant des armées entières de petits bonhommes menaçants et armés jusqu'aux dents.
Prêts à ratisser tout ce qui bougent.
Exposition Second_nature. Parc de Château de Chamarande. 11/11/2008.
Petits bonhommes attacks (2/2)






The Gardeners. Olaf Breuning.