Quand le travail ne paie plus, 628€ par mois et le bonheur
Je n'ai rien à dire sur Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Angleterre.
L'Écomusée de Fresnes présente une exposition aussi indigente que le sujet dont elle traite, faite de témoignages misérabilistes mais hautement significatifs sur les travailleurs pauvres. Le président du Secours Populaire en a appelé aux pouvoirs publics et les sociologues s'en sont donné à coeur joie pour dénoncer ce qu'ils ne vivent pas eux-mêmes. Les travailleurs pauvres deviennent de plus en plus nombreux parfois avec des salaires qui pourraient sembler correct. On mange, on a un toit mais on ne fait plus rien d'autre...
Dans le dossier de presse, on trouve des chiffres et une définition du travaileur pauvre :
Est considérée comme un travailleur pauvre, une personne travaillant et vivant dans un foyer pauvre. Les définitions fluctuent selon les organismes. L’Insee considère qu’un travailleur est une personne ayant travaillé au moins un mois dans l’année et qu’un pauvre est une personne qui gagne l’équivalent de 50% du revenu médian des Français (Eurostat considère 60% du revenu médian et 6 mois de travail). Comme la pauvreté est mesurée au sein d’un foyer il faut calculer les ressources par Unité de Consommation (UC), une personne seule représente 1 UC, un second adulte ou enfant de plus de 14 ans rajoute ½ UC, un enfant de moins de 14 ans rajoute 1/3 d’UC. Pour Eurostat en 2005 le seuil de pauvreté était de 817 € (Insee 681 €). Un couple avec un adolescent et un enfant sera donc pauvre, selon Eurostat en 2005, si le revenu du foyer est inférieur ou égal à 1906 €.
Hier aux Tuileries, les handicapés manifestaient au son de Ni pauvre ni soumis :



Les Tuileries. 29/03/2008
Quand un docteur en philosophie de Harvard se penche sur la question du bonheur, c'est pour nous en offrir une vision pour le moins originale. Savez-vous ce qu'est la " théorie du hamburger " ? N'avez-vous jamais rêvé d'éviter la " banqueroute affective " ? Et si vous changiez votre vie en appliquant le " principe des lasagnes " ? Tal Ben-Shahar ne propose rien de moins qu'un manuel sur le bonheur. Mieux profiter du temps présent, faire la différence entre emploi, carrière et vocation, chercher à connaître son conjoint plutôt que vouloir être reconnu de lui, adopter des rituels qui changent la vie... Autant de clés, d'outils et de principes pour apprendre à être heureux, et à vivre, tout simplement. L'ouvrage brillant d'un enseignant au charisme extraordinaire, un propos accessible et intelligent, dans la lignée des travaux de Martin Seligman, le père de la psychologie positive, et du succès de Vivre, de Mihaly Csikszentmihalyi.
L'apprentissage du bonheur. Tal Ben-Shahar