Le Palais des Beaux-Arts de Lille propose une rétrospective Millet, un peintre à redécouvrir. Tout comme De Vinci n'est pas que la Joconde, Millet n'est pas que l'Angelus ou les Glaneuses. L'expo met aussi en avant une curieuse filiation américaine. Une exposition rustique qui sent le foin, l'étable et la vie intime des fermes.
C'est... Bansky qui ouvre le bal champêtre !! Avec son Agence pour l'emploi (Les Glaneuses) (Los Angeles) iconoclaste !

Je découvre les beaux portraits de la première femme de Millet disparue très jeune.

Dont cette Pauline Ono en déshabillé (Cherbourg), l'ultime portrait de la jeune femme.

Des nus aussi dont cette Femme nue couchée du Musée d'Orsay.

Des moments intimes comme ce Chuchotement dit aussi La Paysanne et l'Enfant de la National Gallery.

Adoré Le bain de la gardienne d'oies (Baltimore) cru et tendre à la fois. Là aussi beaucoup d'intimité champêtre.

Pas mal de dessins. Choisi La Bouillie de l'enfant (Montpellier) pour le titre signifcatif.

Bon, on ne peut pas passer à coté !! (sourire).

Celle-ci non plus ne passe pas inaperçue.... La Fileuse, chevrière auvergnate ne m'avait pas autant plu au Musée d'Orsay !?

Encore un petit tableau intime :

La charité (Cherbourg)

Des tableaux plus rustiques comme Hiver, les Fagoteuses (Cardiff).

Ou Les meules : Automne du MET de New York.

Sinon une correspondance à approfondir avec la cuture américaine. Des paralèlles troublants avec Hopper et Les Moissons du ciel de Terence Malik.

Entrée 10€. Jusqu'au 22 Janvier 2018. A voir si vous passez dans le ch'Nord.