Le cosmodrome
Vous avez envie de fumer la moquette mais vous n'avez pas de moquette. Pas un gramme de marijuana ; pas de peyotl ni de ligne de coke. Ni crack ni LSD. Mais une énorme envie d''hallucinations visuelles. Que faire ? Pour cinq euros, vous pouvez essayer le Cosmodrome au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris...
L'ARC y propose l'Expodrome de Dominique Gonzalez-Foerster, DGF pour les intimes. L'artiste nous entraine dans des "espaces partagés" : un solarium à l'entrée, une "Promenade" dans un long couloir vide (mais sonorisé), un "Panorama" de petites lumières clignotantes se réfléchissant sur un mur, un "Tapis de lecture" de livres de SF sur une moquette mais surtout un "Cosmodrome" ,"rampe de lancement spatiale" où vous êtes enfermés neuf minutes dans le noir (claustrophobes s'abstenir). Art visuel ? Eurodisney culturel ? Spectacle événement ? Séance de relaxation ? Sur un fond sonore de Jay-Jay Johanson, vous voilà en plein trip extra-galactique...
Accro, j'en ai repris deux fois sous l'oeil débonnaire du gardien de la rampe. Je vous déconseille donc fortement de vous y essayer... Surtout pour les enfants... Vous aurez beau éclaté de rire, dire que l'art contemporain se fout de notre gueule, que l'artiste fait n'importe quoi, vous ne pouvez pas en sortir indemne... Surtout si vous restez planté sur les sièges inclinés du solarium en sortant. Plein la vue !
Un conseil : n'hésitez à vous placer au centre de la grande salle du Cosmodrome sans vous effrayer de marcher dans le sable gris de la galaxie. Jusqu'au 6 mai 2007.
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