Réflexion
C'est en découvrant que je suis étrangement premier dans Google avec "critique d'exposition" que je me pose des questions existentielles. Pour moi, la Blogosphère nébuleuse de mes débuts de blogueur est devenue une gigantesque encyclopédie Wikipedia de la connaissance savante et profane. Un ostéopathe m'écrit pour avoir l'autorisation d'utiliser une de mes photos (la Cathédrale de Rodin), un visiteur vient me corriger à propos de la station Palais Royal (je suis dans les 10 premières images de Google avec "Othoniel"), les internautes viennent à mon blog plus ou moins pertinemment via Google images (200 visiteurs par jour), quelques dizaines sont des réguliers (les "fidèles").
Au début, mes "Carnets de voyage dans la blogosphère" voulaient raconter mes petites aventures, mes petits états d'âme alors qu'aujourd'hui, je m'entends des fois dire que je vais "diffuser" du contenu. En tapant "accident athis-mons" dans Google, on tombe sur mon blog athégien... J'ai la main mise sur le prénom d'Alessandra ! (20ème seulement avec Stéphanie).
Je me réfugie parfois dans le coté photoblog mais la tentation est de vraiment diffuser du contenu. Ce serait une erreur, la force de la blogosphère c'est d'être tous ensemble (rires). Chacun de nous y va de son contenu intime et personnel et Google fait le reste. Il classe et distille son Top 50 via le pageRank. Pour donner un classement plus démocratique de la connaissance. Critique d'exposition, on s'attend à trouver Beaux-Arts ou Connaissance des Arts mais tous les internautes ne réclament pas de savantes explications sur une exposition. La plupart veulent une image ou deux, une reflexion rapide, les horaires, le prix, savoir s'il y a du monde. Et après tout, je réponds peut-être mieux aux attentes du public. Nivellement par le bas dira-t-on. Pas si sûr. Car dans la blogosphère, où est le bas justement ?
A mes débuts de blogueur, je criais "Nique Google" ; aujourd'hui, je crierais plutôt "Vive Google !"