Chocolat chaud au Musée d'Orsay
C'était jeudi et c'était un jeudi pluvieux, les petites japonaises étaient toutes trempées sous leur parapluie. Il ne me restait plus qu'à m'abriter au Musée d'Orsay pour y boire un chocolat chaud.
Pas la peine d'aller voir les oeuvres des impressionnistes, je les connais par coeur, ça doit bien faire 103 fois que je viens ici (j'exagère à peine, j'ai arrêté de compter à 50, il y a déjà quelques années). Les "Correspondances" avec l'art contemporain étaient comme chaque fois ridicules alors je suis retourné voir les petits Boudins de l'expo d'aquarelles (j'aime bien les petits Boudins) :
Dans les prés. Aquarelle d'Eugéne Boudin..
Un carnet de croquis de Manet :
Dans une salle, une vue de Pissarro m'a rappelé quelque chose mais quoi ?
Moret, le Canal du Loing. Camille Pissarro.
Tiens, j'avais jamais vu/remarqué ce Bonnard dans la salle qui lui est consacré !? Bien que sur l'étiquette, il était marqué "En cours d'acquisition", le gardien m'a affirmé qu'il sortait juste de la "réserve".
Vue du Cannet. Pierre Bonnard.
Et puis, j'ai filé au restau du Musée et je l'ai vue à travers la vitre :
Je suis entré et le serveur n'a rien trouvé de mieux que de m'installer à ses cotés.
Mais trop timide, je ne me suis pas permis de lui adresser la parole. Elle écrivait...
Et comme moi, elle avait pris une patisserie et une boisson chaude.

C'est pas que ce soit très bon et c'est assez cher mais j'aime bien venir ici. Les serveurs sont compassés et trop froids pour moi qui déboule de la banlieue profonde. Le choix était restreint et j'ai pris cette tarte aux poires et aux amandes :
J'ai bu mon chocolat chaud et mangé ma patisserie sans salir ma belle chemise blanche !
Et puis après qu'elle soit partie, ma petite touriste (italienne ?), j'ai regardé le plafond :

Dehors, il pleuvait toujours mais le plafond de Gabriel Ferrier était bien plus ensoleillé...