Le musée, le collège et le commissariat
Lundi 5 Mai 2009. Après un tour express chez la dentiste, je file à Paris. Première étape : le Musée Maillol. J'étais pas du tout convaincu au départ par l'oeuvre du dénommé Condo pourtant, son outrance, son exubérance, ses obscénités m'ont enthousiasmé par sa rigueur qui m'a fait penser à un Bacon jubilatoire. Beaucoup de sexe, j'étais prévenu (l'expo est toutefois gratuite pour les moins de 16 ans...). Une fois passé ce cap (aurais-je dû mettre un carré blanc à ce billet ? Une dame entrant dans une salle s'est exclamé :"J'aime pas du tout" et en est ressortie précipitamment), l'oeuvre se laissait deviner après avoir reçu "une gifle au consensuel et à la notion de bon goût en art", mélange de toiles de maître du passé et d'art moderne. Hals s'accouplant avec Picasso sous le regard des Pieds Nickelés.


Adam et Eve The orgy
On m'aura tous reconnu dans l' "Uncle Joe" ! (rires)
Deuxième étape : en métro jusqu'à Maubert pour aller au Collège des Bernardins. Autre ambiance plus recueillie ! Un dénommé Titus-Carmel y revisitait un retable de la Cucifixion pour en faire une Suite Grünewald parfaitement adaptée au lieu afin que le visiteur y fasse "un véritable chemin initiatique". Impressionnante série !
J'ai malheureusement raté mon panoramique (il y a deux aberrations grossières) mais je le propose quand même ici.

Jusqu'au 7 Juin 2009. Entrée libre.
Dernière étape : c'est MFG qui m'en avait parlé : le Musée de la Préfecture de Police ! Et comme c'était juste à coté, j'ai profité de l'occasion. Une blonde policière m'a confirmé que le musée était dans le commissariat (en pleine rénovation). La dame à l'accueil m'a indiqué l'ascenseur pour le 2ème étage. Entrée "libre". Aucune fouille, pas de portique. Et j'étais dans la place, mon APN au cou. Pris quelques photos, histoire de mémoriser ce petit musée désuet et nostalgique où des employés s'affairaient dans des bureaux installés dans les salles du musée même. En fait, je me suis aperçu en sortant que les photos étaient interdites mais aucun méchant flic ne m'a sauté dessus pour me menotter et me passer à tabac. Suivi l'histoire de la police à travers les âges du XIème siècle à 1967. Plus instructif qu'on ne le pense !
"Trop de jeunes paresseux... Trop de jeunes criminels. La criminalité juvénile a presque triplé en cinquante ans". Non, non, ce n'est pas encore une bourde de Sarko, c'est la une du Petit Journal du... 17 Novembre 1907 !!! Aujourd'hui, on dirait désoeuvré et délinquant...
A voir absolument pour ses cotés vieux musée d'autrefois et palais des courants d'air, on y entre (apparemment) comme dans un moulin.