Araki, kinbaku, shunga et Boddhisattva
C'est toujours un réel plaisir d'aller au Musée Guimet.
Mais je venais surtout voir l'expo Araki certes un peu à reculons car je n'avais pas trop apprécié ce que j'avais vu à la Maison Rouge, il y a quelques temps pourtant l'expo du Musée Guimet était plus exhaustive et ne s'arrêtait pas aux "kinbakus" bien connus du photographe japonais, je devrais dire le photomane (comme on dit graphomane). Cela commençait par des fleurs, le journal intime avec son épouse jusqu'à la mort de celle-ci, les kinbakus en grands formats, une série de polaroïds de tout et de rien, des clichés en noir et blanc en tous genres, des photos peintes (moins bien quand même que William Klein) et des ciels, l'expo se terminait par une petite rotonde de photos qu'il imaginait avoir faites après sa mort !?
Une très bonne rétrospective donc !
Sauf que dans le merveilleux décor de la rotonde au dessus de la magnifique bibliothèque du musée, il y avait une exposition, fabuleuse à mes yeux, d'estampes japonaises intitulée Miroir du désir, une série sur la représentation des femmes dans la société japonaise. Et elle a totalement éclipsé l'expo Araki pourtant très suggestive.

Au dernier étage, une installation en bambous de Shouchiku Tanabe intitulée Koku (le vide) :
Le Musée Guimet quand même, c'est trop zen. On sort de là, très très apaisé !! (sourire)
Araki jusqu'au 5 Septembre 2016. Tanabe jusqu'au 19 Septembre 2016. Miroir du désir jusqu'au 10 Octobre 2016.
Entrée : 9€50 (tout gratuit le premier dimanche du mois).












