Le Credac déménage à la Manufacture des Oeillets
Mais quoi-t-est-ce que le Credac, me direz-vous. Je vous rappelle que c'est le "centre de recherche, d'échange et de diffusion pour l'art contemporain" d'Ivry-sur-Seine ou plus prosaïquement le centre d’art contemporain d’Ivry et que d'hab', les expos interrogeantes de ce lieu ésotérique avait lieu si j'ose cette répétition, à la Galerie Fernand Léger située dans des souterrains aussi profonds que les esprits des artistes chercheurs près du métro Mairie d'Ivry. Sauf que, apparemment, les expos changent de place pour atterrir dans un autre lieu mythique de la ville qu'est la Manufacture des Oeillets. Les oeillets en question n'étant point les fleurs bleues comme vous le pensiez mais des anneaux métalliques destinés à consolider les trous pratiqués dans une étoffe ou du cuir pour y faire passer un lacet, un cordage. Ah ! Que c'est pour vous dire qu'au rez-de-chaussée, il y a une expo explicative sur l'histoire de l'ancienne usine.
Ah ! Que mais moi, je venais pour l'expo d'art contemporain qui avait lieu au 3ème étage sans ascenseur (mais que va dire le Ministère aux handicapés, oh ?). Et que donc, il y avait sept oeuvres d'un sieur nommé Mircea Cantor qui n'avait pas lu Michel Pastoureau car sinon, il n'aurait pas présenté 7 oeuvres comme les couleurs de l'arc-en-ciel car ah ! que ça, c'est une connerie de Newton qui voyait des couleurs imaginaires et que tout le monde, il répète après lui comme des ânes.
Et que donc, par un escalier en ferraille d'époque et donc pas validé par la commission de sécurité, tu atterris au dessus des toits d'Ivry et que la vue, elle est trop moche mais ah ! que quand même, elle est impressionnante..
Et quand je dis, atterrir, je dis bien atterrir car tu poses ton avion tranquillos sur le sol du 3ème sans ascenseur. Et que là, y a une vidéo avec un gamin qui te bassine qu'il ne va pas sauver le monde. Ben, je m'en doutais un peu !!
Fishing Fly.
Puis dans une seconde salle, ce bêta de Mircea, il a mis son arc-en-ciel avec 7 couleurs. Mais quel con ! Il faut lire Pastoureau, mon gars ! Y 'en a pas sept. Y en a cinq, six pas plus.
Rainbow

Et puis dans la dernière salle obscure, une vidéo de techniciennes de surface qui balayent, balayent, balayent et on finit par tourner en rond et comprendre que chaque balayeuse balaye les traces de la balayeuse précédente. Un magnifique et mystique ballet de balais intitulé Tracking Happiness (in french, un truc du genre, en traquant le bonheur).
Bon ben, c'est tout, va falloir redescendre les trois étages.
Et que l'expositon s'appelle "More cheeks than slaps" et que ça veut dire textuellement 'Plus de joues, moins de mains" et que ça évoque les Evangiles "tu ne rendras pas le mal par le mal... mais tu tendras la joue gauche". Ah ! Que, y en a qui mérite des baffes, c'est moi qui vous l'dit, ma brav'dame !
Entrée libre. Jusqu'au 18 Décembre 2011.
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