Poursuivi par le Christ
Alors que je réçois un commentaire sympa sur le Christ de Vasarely avec une citation de son fils Yvaral : "Il est réconfortant d'être à la fois fils du Père et sain d'esprit" (dont je n'ai pu vérifier l'authenticité sur Google) et que je suis en train de lire Le Royaume d'Emmanuel Carrère pour une soirée rentrée littéraire (vague revisitation de la Bible par un auteur virevoltant catho agnostique et ironico-historique), je suis en plein trip Christ après la nième vision du Christ quittant le prétoire de Gustave Doré au Musée de Strasbourg. J'avais vu pour la première fois cette oeuvre monumentale au Musée des Beaux-Arts de Nantes avant de la revoir au Musée d'Orsay pour la grande expo Doré. La toile avait été déplacée avec deux autres grands formats après l'exposition sans revenir de suite à Nantes avant de filer semble-t-il à Ottawa (voir Wikipédia). Mais que faisait-elle alors à Strasbourg ? Surtout pour restauration. Etait-ce un miracle de la duplication des oeuvres d'art avec des imprimantes 3D ? Que nenni ! Wikipédia toujours là pour nous sauver la vie m'apprit que Gustave Doré en avait fait plusieurs versions. Des grandes, des petites. Apparemment, l'original étant le tableau de Strasbourg, les autres n'étant que des "répliques". Ma question étant alors de savoir s'il y avait une diffèrence même infime !
Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg. 03/09/2014

Musée des Beaux-Arts de Nantes. 11/08/2011
Je n'avais malheureusement pas pu prendre le tableau en entier à Nantes à cause du gorille (amusante rencontre). Mais sur le détail du Christ des deux versions au-delà des gammes de couleurs dues aux mauvaises reproductions, on voit comme au jeu des sept différences, des subtilités. La plus flagrante est le soldat du fond avec un casque sur le tableau de Strasbourg mais pas sur celui de Nantes !!
